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Dernier rendez-vous du programme annuel À l'Àbord'Âge mis en œuvre par le Pôle parentalité de la ville, avec le soutien du Cget et de la CAF de l'Aube, un petit déjeuner était récemment proposé aux familles noyates sur le thème du harcèlement scolaire.

Une dizaine de mamans se sont retrouvées à l'Espace Bel Air autour de Lucie Coutant, psychologue spécialisée dans la petite enfance et Séverine Antoine, maire-adjointe aux affaires sociales, pour aborder cette question d'actualité.

Les participantes ont ainsi pu livrer leur témoignage, apportant des exemples vécus, souvent préoccupants. Comme cette petite fille scolarisée en CP dans une école de l'agglomération qui subit depuis la rentrée, avec d'autres enfants, le harcèlement d'un élève du même âge. La famille ayant signalé les faits à l'école, n'a pas l'impression d'avoir été entendue, ni qu'une action soit menée pour faire cesser la situation. Un harcèlement qui, bien sûr, entraîne des conséquences physiques et psychologiques chez la petite victime, ainsi qu'un recul dans ses apprentissages. L'intervenante rappela que la France n'en est qu'aux prémices dans la prise en charge de ces problématiques.

"Des actions sont menées en milieu scolaire, comme des jeux de rôles harcelé/harceleur/témoins proposés aux enfants pour leur faire prendre conscience du ressenti de chacun et de ce qu'ils peuvent faire pour aider" précisa la professionnelle. "Des policiers spécialisés interviennent également dans les établissements scolaires, notamment auprès des collégiens et lycéens victimes de cyberharcèlement." Répondant aux inquiétudes des mamans présentes, Lucie Coutant expliqua l'importance de l'écoute et de la communication, avec l'enfant victime tout d'abord, pour repérer une situation de harcèlement et pouvoir agir. Mais aussi avec les témoins et les équipes encadrantes.

Elle expliqua que le harceleur peut lui aussi subir des violences familiales ou être lui-même une ancienne victime, projetant alors sur le harcelé ses angoisses et son agressivité qu'il n'arrive pas à gérer. D'où l'importance d'alerter ses parents pour qu'ils réalisent que leur enfant va mal et agissent.

Le petit déjeuner se termina par des questions de l'assemblée, et quelques suggestions, comme par exemple le fait d'annoncer dès la rentrée scolaire aux élèves qu'ils peuvent venir parler à leurs enseignants s'ils subissent ou constatent un problème de harcèlement. Rappelons que le 3020 est le numéro gratuit, anonyme et confidentiel mis en place par les services publics pour les enfants, adolescents et parents vivant une situation de harcèlement. Des sites Internet, comme NetEcoute, sont également disponibles pour le harcèlement en ligne.